Sourate Al-Mâ’ûn

Sourate Al-Mâ’ûn
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Sourate Al-Mâ’ûn, aider son prochain (1)

       La sourate Al-Mâ’ûn vous apprend que l’Islam, tout comme il est une religion qui établit un lien entre le Créateur et l’homme, elle établit aussi un lien entre les hommes, entre eux. La relation d’un homme avec son fils, sa femme, son voisin et son ami font partie des actes de la religion par lesquels le fidèle voue un culte à son Seigneur. Aussi, le concept le plus dangereux qui menace l’Islam aujourd’hui est que le fidèle établisse une distinction entre deux dimensions : la première étant la relation cultuelle qui le lie à son Seigneur à travers la prière, la Zakât, le jeûne et le pèlerinage qu’il voue à son Seigneur. Et la deuxième est celle des relations sociales, avec son prochain et qui n’aurait, selon cette compréhension erronée, aucun lien avec l’Islam.

       Parmi les plus grands problèmes auxquels nous faisons face aujourd’hui est qu’il arrive qu’un fidèle soit vigilant à accomplir la prière à son heure, au premier rang de la mosquée, à s’acquitter de la Zakât, à psalmodier le Coran, jeûner, accomplir le pèlerinage. Et dans le même temps, il désobéit à ses parents, rompt les liens de parenté, se dispute avec son collègue, son ami, son voisin, comme si les préceptes de cette religion ne devaient se dérouler qu’à la mosquée et non dans la vie quotidienne. Il est même possible de voir un de ces fidèles faire preuve de dévotion avec son Seigneur et, parallèlement à cela, tromper les gens, être injuste avec eux et les maudire. Il commet tous les actes blâmables chez lui et sur son lieu de travail, dans son commerce et sur sa route. Et tout le temps. C’est pourquoi cette sourate vous rappelle que les plus grandes caractéristiques de ceux qui rejettent la religion sont : rejeter l’orphelin et se disputer avec lui, prendre ce qui lui revient de droit et consommer ses biens sans prendre en considération les interdits divins. Allah dit : « As-tu vu celui qui traite le Jugement dernier de mensonge ? » C’est comme si Allah disait : souhaitez-vous connaitre la première caractéristique des hommes qui traitent le jour dernier de mensonge et doutent de la rencontre du Seigneur ? Ce sont ceux qui « repoussent sans ménagement l’orphelin » Ils se disputent avec lui et lui arrachent ce qui lui revient de droit et le consomment sans se soucier de lui.

       La sourate Al-Mâ’ûn vous apprend que l’Islam accorde une attention particulière aux droits des faibles et des pauvres, aux orphelins et aux indigents. Il veille à leur cas et prend en charge leurs intérêts. Il s’oppose à ceux qui veulent accaparer leurs droits sans s’occuper d’eux : « As-tu vu celui qui traite le Jugement dernier de mensonge ? C’est celui-là même qui repousse sans ménagement l’orphelin et n’incite pas les autres à nourrir celui qui est dans le besoin. » Aussi, il fait partie de votre bonne compréhension de la religion, de votre conscience et de votre religiosité la plus aboutie, de prendre en charge cette catégorie de la population et veiller à les aider et les soutenir et leur apporter notre soutien, comme l’a dit le Prophète (): « Celui qui entretient l’orphelin et moi serons au Paradis comme ces deux doigts. » (Puis il joignit l’index au majeur.) Il dit aussi : « Celui qui entretient la veuve et le nécessiteux est à l’image de celui qui lutte pour la cause d’Allah. » Et puisqu’il en est ainsi dans la législation d’Allah alors il convient d’être bienveillant à cette catégorie de la population de façon à lui garantir une vie digne.

       La sourate Al-Mâ’ûn vous apprend que la prière est la plus grande de toutes les affaires vous concernant. Il n’y rien de plus important dans votre religion que la prière. Allah l’a imposée dans les cieux alors que les autres obligations religieuses ont légiféré sur terre. Il avait d’ailleurs rendu obligatoire cinquante prières puis a allégé la charge en n’imposant que cinq prières quotidiennes parce qu’Il les aime. La prière est le lien entre le fidèle et son Seigneur. Le Jour de la Résurrection, la prière sera la première chose sur laquelle on demandera des comptes au fidèle. Si elle est acceptée alors le fidèle aura gagné la félicité. Sinon, il repartira déçu et perdant. A vous de bien l’accomplir et faites de la prière votre affaire la plus importante. Accrochez-vous y de toute vos forces. Prenez soin d’accomplir les prières obligatoires et les surérogatoires et vous rencontrerez Allah avec ce qu’il y a de plus grandiose le Jour de la Résurrection.

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