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Succession divisée entre deux frères germains et une sœur germaine, deux sœurs utérines et un frère utérin

Question

Mon demi-frère (côté de ma mère) est décédé, il n'a ni père ni mère ni oncle ni grand-père ni épouse ni enfant, il a par contre deux frères et une sœur du même père et mère et deux sœurs et un frère du côté de sa mère (y compris moi). Ma question est-ce que les sœurs et frère du côté de maternel rentrent aussi dans l'héritage ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Si le défunt n’a laissé comme héritiers que deux frères germains (de même père et même mère), une sœur germaine, deux sœurs utérines (de même mère uniquement) et un frère utérin, et n'a laissé avec aucun autre héritier — tel qu'une grand-mère — alors ses deux sœurs utérines et son frère utérin héritent de lui.

Ils reçoivent le tiers (1/3) de la succession, à parts égales entre eux, conformément à la parole d'Allah concernant la part de la fratrie utérine multiple : « s’ils sont plus nombreux, ils se partagent alors le tiers » (Coran 4/12).

Le reste de la succession revient aux deux frères germains et à la sœur germaine en vertu des droits d’agnation (Ta'sîb), selon la règle de la part du mâle égale à celle de deux femelles, conformément à la parole d'Allah dans le verset de la Kalâla : « s’il y a des frères et des sœurs, à chaque homme alors la part de deux femmes » (Coran 4/176).

La succession est alors divisée en 45 parts (afin de permettre une répartition sans fractions) :
Fratrie utérine (1/3) : 15 parts.
Chacun des trois (2 sœurs et 1 frère) reçoit 5 parts. (Le principe "la part du mâle = à celle de 2 femelles" ne s'applique pas aux utérins).
Fratrie germaine (Le reste) : 30 parts.
Chacun des deux frères germains reçoit 12 parts et la sœur germaine reçoit 6 parts.

Nous attirons par ailleurs l’attention de la questionneuse sur le fait que les questions relatives aux successions sont extrêmement délicates et complexes. Il ne suffit donc pas, et il n’est pas approprié, de se contenter d’une simple fatwa émise en réponse à une question donnée. Il est impératif de porter l’affaire devant les juridictions islamiques compétentes afin qu’elles l’examinent et en vérifient les éléments, car il peut exister un héritier qui ne serait connu qu’après enquête, ou encore des legs, des dettes ou d’autres droits dont les héritiers n’auraient pas connaissance, et qui sont, de notoriété, prioritaires sur le droit des héritiers dans la succession.
Il ne convient donc pas de procéder au partage d’une succession sans en référer aux tribunaux islamiques, lorsqu’ils existent, et ce afin de préserver les intérêts des vivants comme des défunts.

Allah sait mieux.

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