As-salamu ‘alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh,Je traverse actuellement une situation de divorce et j’aurais besoin, si possible, d’un éclairage religieux.Mon mari a prononcé le talaq à trois reprises à des moments différents : • Le premier talaq a eu lieu lors d’une dispute. Il m’a dit : “Si tu n’arrêtes pas, je te divorce”. J’ai continué, et il a dit : “Voilà, tu es divorcée”. • Le deuxième talaq s’est déroulé dans des conditions similaires, sous le coup de l’énervement et de l’émotion de la dispute. • Pour ces deux premiers talaq, il m’a récupérée un ou deux jours après, et m’indiquait que son intention n’était pas ferme. Il disait que son intention n’était pas sûre à 100 % au moment où il prononçait ces divorces, et qu’il les disait pour me faire peur.Le troisième talaq a été prononcé plus récemment. Depuis ce moment, nous ne vivons plus ensemble. Après avoir parlé avec lui, il m’a affirmé que cette fois-ci son intention était sûre à 100 %, et qu’il était certain de sa décision.Je suis un peu perdue, car sur le moment il disait que son intention n’était pas ferme pour les deux premiers talaq, et quelques mois après il affirme que si. ? ma connaissance, selon certaines écoles de jurisprudence, un talaq peut ne pas compter si l’intention n’était pas ferme ou si la personne n’était pas pleinement consciente de sa décision. Je souhaiterais donc savoir si, dans ce type de situation, les deux premiers talaq peuvent être considérés comme valides ou non.BarakAllahu fikum pour votre temps et votre aide.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Nous conseillons que votre époux s’adresse directement à l’un des savants, ou qu’il se rende dans l’un des centres islamiques, afin d’exposer précisément les paroles qu’il a prononcées, qu’ils puissent l’interroger sur les points nécessitant éclaircissement et lui donner une fatwa conforme à sa situation.
À titre général, nous pouvons toutefois vous indiquer ce qui suit :
Le fait pour le mari de dire à son épouse : « Voilà, tu es divorcée » (ou « Voilà, tu es répudiée ») est considéré comme une formule explicite de divorce ; le divorce prend donc effet par cette parole, même si le mari n’en avait pas l’intention. En effet, l’intention n’est pas prise en considération lorsque la formulation est explicite.
La colère n’empêche pas la validité du divorce tant que celui qui le prononce est conscient de ce qu’il dit. Tel est l’avis de la majorité des juristes, et c’est sur cet avis que repose la fatwa retenue chez nous.
Certains juristes estiment toutefois que si la colère est extrême, le divorce ne prend pas effet, même si la personne a conscience de ses paroles. C’est l’avis retenu par Ibn Taymiyya.
Nous attirons également l’attention sur le fait que la relation entre les époux doit être fondée sur l’accomplissement des droits, le respect mutuel et le dialogue face aux différends qui peuvent survenir entre eux.
Il convient aussi d’éviter de recourir au divorce comme moyen de résolution des conflits, car cela peut entraîner de graves conséquences.
Le musulman doit se prémunir contre la colère et veiller à la traiter par les moyens légiférés, tels que la demande de protection auprès d’Allah contre Satan le maudit, les ablutions, et autres moyens semblables.
Et Allah sait mieux.
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