Je mène, à titre individuel, une activité caritative (sans passer par une association). Des bienfaiteurs me confient ainsi des sommes d’argent afin que je les dépense au profit de personnes dans le besoin, par exemple pour constituer le trousseau d’une future mariée, payer des frais de scolarité ou couvrir d’autres besoins, selon la situation de chaque personne.
C’est moi qui détermine la manière dont cette somme doit être dépensée en fonction des besoins de chaque cas. Les donateurs n’imposent aucune condition particulière quant à la façon d’utiliser l’argent ; l’objectif est simplement de répondre aux besoins de la personne concernée.
Dans l’un de ces cas, concernant le trousseau d’une future mariée, j’avais acheté pour moi-même un ensemble de vêtements, mais il est trop grand pour moi et ne me plaît pas. Si je le faisais retoucher pour le rétrécir, son aspect ne serait pas convenable.
M’est-il donc permis de prélever sur la somme destinée au trousseau de la future mariée et de lui donner cet ensemble de vêtements comme faisant partie de son trousseau, après qu’elle l’aura essayé et se sera assurée qu’il lui convient, puis de récupérer pour moi-même sa valeur en espèces, au même prix que celui auquel je l’ai acheté, après déduction des frais de livraison que j’ai supportés ?
Y a-t-il dans cette opération quelque chose de douteux ou d’interdit par la religion, sachant que c’est moi qui décide de la manière dont l’argent doit être dépensé au profit de la personne concernée ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Dans la situation que vous avez décrite, vous êtes mandataire pour la distribution de ces aumônes ou pour l’achat des biens dont les pauvres ont besoin. Or, il n’est pas permis au mandataire de se vendre à lui-même ou d’acheter de lui-même, en raison du soupçon de favoritisme envers sa propre personne.
Al-Bahûtî a dit dans Ar-Rawd :
« Celui qui est mandaté pour vendre ou acheter ne doit ni vendre à lui-même ni acheter de lui-même, car l’usage veut que, dans une vente, une personne vende à autrui. Le mandat doit donc être compris conformément à cet usage. De plus, une telle opération l’expose au soupçon. » Fin de citation.
Par conséquent, il ne vous est pas permis de procéder de la manière que vous avez décrite, d’autant plus que le risque de favoriser votre propre intérêt est manifeste dans ce cas.
Vous pouvez en revanche vendre ce vêtement à une autre personne à qui il convient, à un prix dont vous conviendrez d’un commun accord.
Et Allah sait mieux.
Vertus du Hadj
Le statut de la femme musulmane et ses droits, ou plutôt leur supposée inexistence, sont parmi les...
La liberté est une notion agréable à l’âme humaine et une valeur noble qui affirme...
Le mythe selon lequel toutes les femmes converties ne le sont que par amour d’un musulman. La principale...