Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Lorsque le prieur se lève après avoir oublié le premier tachahhoud, puis s’en souvient après avoir commencé la récitation de la Fatiha, il lui est interdit de revenir en arrière. Sa prière devient invalide s’il revient volontairement tout en connaissant le jugement.
En revanche, s’il revient par oubli après avoir commencé la récitation de la Fatiha, puis se rappelle qu’il lui est interdit de revenir après avoir entamé la récitation et qu’il se relève alors pour accomplir la troisième unité de prière, sa prière demeure valide. Il devra effectuer la prosternation de distraction, car il a à la fois délaissé le premier tachahhoud et ajouté un mouvement dans la prière par oubli.
Mansur al-Buhuti a dit dans Sharh Muntahâ Al-Irâdât :
« Il est interdit de revenir en arrière lorsqu’on a commencé la récitation, car on a entamé un pilier essentiel, à savoir la récitation ; il n’est donc plus permis de revenir, de même qu’il ne serait pas permis de revenir après avoir commencé l’inclinaison (roukû‘).
La prière devient invalide s’il revient volontairement en connaissant le jugement, car il ajoute délibérément un acte de même nature que ceux de la prière, comme s’il ajoutait une inclinaison supplémentaire.
En revanche, elle ne devient pas invalide s’il revient par oubli ou par ignorance de l’interdiction, en raison du hadith : “Ma communauté a été excusée pour l’erreur et l’oubli.”
Dès qu’il apprend l’interdiction alors qu’il est en train de réciter le tachahhoud, il doit se relever sans le terminer. » Fin de citation.
Quant au troisième point de la question, il doit recommencer entièrement la récitation de la Fatiha depuis le début. En effet, il a annulé la position debout précédente en l’abandonnant et en s’en détournant ; celle-ci n’est donc plus prise en compte, et ce qu’il y a récité n’est pas valable.
Il est mentionné dans la Hâshiya de Ibn Qasim al-Najdi sur Ar-Rawd Al-Murbi‘ :
« S’il revient après avoir commencé la récitation par oubli ou par ignorance, la prière ne devient pas invalide, mais l’unité de prière vers laquelle il est revenu n’est pas prise en compte. » Fin de citation.
Et Allah sait mieux.