Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Sache que les biens laissés par ta mère — qu’Allah lui fasse miséricorde — constituent un droit commun à l’ensemble des héritiers, et que chaque héritier en est propriétaire à hauteur de sa part successorale légale. Si tu en as fait l’aumône sans l’autorisation des héritiers, ton acte n’est pas licite, et il t’incombe d’en garantir la restitution aux héritiers, conformément à la parole du Prophète Muhammad (
) :
« La main est responsable de ce qu’elle a pris jusqu’à ce qu’elle le restitue. » (Hadith rapporté par Ahmad).
Quant à l’héritier — majeur et doué de discernement — qui te pardonne sa part, ta responsabilité à son égard en est levée.
Par ailleurs, si la défunte a laissé un époux, cinq fils et une fille, sans autre héritier — tel qu’un père, une mère, un grand-père ou une grand-mère — alors son époux reçoit le quart de la succession à titre de part obligatoire, et le reste revient aux fils et à la fille en vertu des droits d’agnation (ta’sîb), selon la règle : au garçon une part équivalente à celle de deux filles.
La succession — à savoir le montant mentionné ainsi que tout autre bien laissé par ta mère — est donc divisée en quarante-quatre parts : onze parts reviennent à l’époux, six parts à chacun des fils, et trois parts à la fille.
Et Allah sait mieux.