La zakât de celui qui possède une somme destinée à l’achat d’un appartement et de l’or pour se prémunir contre l’inflation, tout en ayant des mensualités à payer

18-4-2026 | IslamWeb

Question:

Je possédais un appartement que j’ai vendu dans le but d’en acheter un plus grand pour m’y installer après mon mariage. Après la vente, j’ai conservé une partie du prix sous forme de liquidités, et j’ai utilisé une autre partie pour acheter de l’or afin de préserver la valeur de l’argent face à l’inflation, et non dans un but commercial.
Ensuite, j’ai acheté le nouvel appartement par paiement échelonné, et le montant total d’environ la moitié des mensualités restantes équivaut au prix de l’appartement que je possédais auparavant et que j’ai vendu.
Ma question est la suivante : après l’écoulement d’une année lunaire complète sur les liquidités et l’or — sachant que leur valeur cumulée atteint le seuil du niṣâb — suis-je tenu de payer la zakât ? Ou bien les mensualités que je dois sont-elles considérées comme une dette qui annule la zakât ou qui doit être déduite de la base imposable ?
Qu’Allah vous récompense et bénisse votre savoir.

Réponse:

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Cette somme d’argent, dès lors qu’elle atteint le seuil du nisâb et qu’une année lunaire s’est écoulée, est soumise à la zakât, même si elle est réservée à l’achat d’un appartement destiné à l’habitation. De même, il n’est pas nécessaire que l’or soit destiné au commerce pour que la zakât soit obligatoire : elle est également due s’il est détenu comme épargne ou comme protection contre l’inflation.


Quant aux mensualités restantes pour le nouvel appartement, elles prennent le statut d’une dette. Or, la majorité des juristes est d’avis que la dette doit être déduite du montant soumis à la zakât ; puis on acquitte la zakât sur ce qui reste, à condition que ce reliquat atteigne encore le nisâb.
Chez les malikites, il existe un détail pertinent — et c’est l’avis que nous retenons — : la zakât demeure obligatoire si vous possédez des biens excédant vos besoins essentiels et pouvant être affectés au remboursement de la dette ; sinon, aucune zakât ne vous incombe.


Et Allah sait mieux.
 

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