Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Certains détails de la question manquent de clarté. Quoi qu’il en soit, si le demandeur s’interroge sur le fait de faire l’aumône à des personnes n’ayant rien à manger ni à boire et n'appartenant pas à sa parenté, tout en refusant par ailleurs de financer des besoins non essentiels pour ses propres proches, voici la réponse :
Le principe de base est que l'aumône faite à un proche est préférable, car elle constitue à la fois une aumône et un maintien des liens de parenté, comme cela a été authentifié d'après le Prophète (
).
Cependant, si une personne étrangère (sans lien de parenté) est dans un besoin plus pressant qu’un proche, il devient alors prioritaire de lui donner. C'est d'autant plus vrai si vos proches demandent de l'argent pour des choses qui ne sont pas de première nécessité.
C'est en ce sens que l'érudit Ibn Hajar a écrit dans son ouvrage Fath al-Bari :
« Il ne découle pas nécessairement de cela que le don au proche soit absolument meilleur. Il est possible que le pauvre [étranger] soit plus nécessiteux ou que le bénéfice tiré de ce don soit plus étendu, contrairement au cas du proche. » Fin de citation
Et Allah sait mieux.