La portée de la formule : « Je donnerai mon argent si je le veux » quant au vœu (nadhr)

24-6-2026 | IslamWeb

Question:

J’ai formulé un vœu en disant : « Je donnerai mon argent si je le veux », c’est-à-dire que j’ai subordonné ce vœu à ma propre volonté et à mon choix à tout moment.
Cela signifie-t-il que ce vœu ne m’engage que si je décide de l’exécuter au moment voulu ? Puis-je revenir sur ce vœu quand je le souhaite sans avoir à offrir d’expiation ?

Réponse:

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Le vœu (nadhr) ne devient valable que lorsqu’il est formulé par une expression indiquant clairement un engagement. Par exemple : « Je m’engage envers Allah à faire telle aumône », ou toute formule similaire.


Cette question est bien connue des savants. Ibn Qudâma dit dans Al-Mughnî :
« La formule du vœu consiste à dire : “Je dois à Allah de faire telle chose.” S’il dit : “Je suis tenu par tel vœu”, cela l’engage également, car il a explicitement employé le terme de vœu. Et s’il dit : “Si Allah me guérit, alors je devrai jeûner un mois”, cela constitue aussi un vœu. »
De son côté, Khalîl ibn Ishâq écrit dans son Mukhtasar :
« L’engagement pris par un musulman juridiquement responsable est valable, même s’il est en colère… comme lorsqu’il dit : “Je dois à Allah telle chose”, ou : “Je suis tenu d’offrir un sacrifice.” »


En conséquence, votre parole : « Je donnerai mon argent… » ne constitue pas une formule par laquelle un vœu est valablement contracté, car elle n’emploie pas les termes du vœu et ne comporte pas d’expression claire d’engagement.
Votre vœu n’a donc pas été valablement établi dès l’origine. Il n’y a donc pas lieu de s’interroger sur la possibilité de s’en rétracter ni de le considérer comme un vœu conditionnel.
Par conséquent, aucune expiation ne vous incombe.


Et Allah sait mieux.
 

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