Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Ce que vous venez de mentionner ne relève pas de la Sunna. Il ne fait pas partie de la Sunna de rassembler les os de la ‘aqiqa (le sacrifice de naissance) pour les enterrer. Les os doivent plutôt être cuits avec la viande.
Les juristes ont toutefois jugé recommandable de ne pas briser les os, par bon augure quant à la santé et à l'intégrité de l'enfant ; mais cela ne relève pas d'une obligation.
Ibn Qoudamah a dit :
« Et s'il la fait cuire, qu'il invite ses frères et qu'ils en mangent, cela est une bonne chose. Il est recommandé d'en séparer les membres [au niveau des articulations] sans briser ses os, en vertu de ce qui a été rapporté d'après ‘Aïcha, qu'elle a dit : "La Sunna consiste en deux ovins équivalents pour le garçon et un pour la fille ; ils sont cuits membre par membre, sans qu'aucun os ne soit brisé ; on en mange, on en offre et on en donne en aumône, et cela le septième jour."
Abou ‘Ubayd Al-Harawi a précisé au sujet de l'expression relative à la ‘aqiqa "cuits judûlan, sans qu'aucun os ne soit brisé" : c'est-à-dire membre par membre. Le terme al-jadl (avec un dāl non pointé), tout comme al-irb, ash-shilw, al-‘udw et al-wasl, ont tous la même signification [à savoir le membre ou l'articulation].
On a agi ainsi car il s'agit du premier sacrifice accompli pour le nouveau-né ; il a donc été jugé recommandable de procéder de cette manière par bon augure pour son intégrité physique et sa santé. C'est également ce qu'a dit ‘Aïcha. Cela a aussi été rapporté d'après ‘Ata et Ibn Jurayj, et c'est l'avis adopté par [l'imam] Ash-Shâfi‘î. » Fin de citation.
Le mieux est donc de la faire cuire et d'y inviter les gens. Mais si vous la partagez crue (sans cuisson) entre vos proches et les pauvres, il n'y a aucun mal à cela.
Et Allah sait mieux.