Quel est le statut du travail en tant que programmeur pour une application du Coran qui propose différentes fonctionnalités basées sur l'intelligence artificielle pour effectuer les tâches suivantes :
1. Fournir une source à l'IA, comme le Tafsir d'Ibn Kathir ou d'autres sources, et lui demander de formuler des questions-réponses sous forme de QCM (une seule réponse correcte et trois fausses) pour les utilisateurs. L'employeur révise ensuite ces questions, sachant qu'il n'est ni un étudiant en sciences islamiques, ni un savant apte à l'effort de réflexion juridique. Quel est le statut si cette révision est effectuée par un étudiant en sciences islamiques ou un Moujtahid ?
2. L'utilisateur partage avec l'IA un sentiment ou une pensée comme : « Je me sens déprimé », ou lui pose une question sur des aspects de la religion ou de la vie. L'IA lui recommande alors des versets adaptés à cette pensée, ce sentiment ou cette demande. Elle affiche également les enseignements spirituels tirés des versets, la cartographie des sourates et la structure de leurs thèmes en se basant sur une source précise.
3. Après la recommandation des versets, l'utilisateur peut converser avec l'IA. Cette dernière lui pose des questions et l'aide à en tirer des actions concrètes à appliquer à partir de ces versets, et peut parfois lui donner des conseils. L'IA a reçu des instructions pour ne pas émettre de fatwas ni de Tafsir, mais elle ignore parfois ces consignes dans une très faible proportion.
Si le travail sous l'une de ces formes mentionnées est interdit, cette interdiction inclut-elle aussi la conception de la page qui affiche cette fonctionnalité, ainsi que l'optimisation de son efficacité et de sa rapidité ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
L'intelligence artificielle génère parfois des idées et des résultats très éloignés de la vérité. Bien que cela ne soit pas la majorité des cas, cela arrive parfois. Dès lors que son travail touche au Coran, à son exégèse (Tafsir), à l'orientation de ses sens et à la manière d'en tirer profit, il est obligatoire de faire preuve de la plus grande prudence et de s'abstenir. Ainsi, si ce qu'elle produit fait l'objet d'une révision humaine par un spécialiste qualifié à cet effet, il n'y a pas d'inconvénient.
En revanche, mettre cela à la disposition du grand public sans aucune révision préalable est une chose que nous ne jugeons pas permissible, compte tenu de la propagation et de la généralisation de l'ignorance.
Ce qui est permissible dans ce domaine, c'est d'orienter les modèles d'intelligence artificielle vers le Coran et ses sciences, non pas dans le but de les rendre accessibles au public, mais plutôt à des fins de développement et d'entraînement. Cela permettra, dans une étape future, de fournir les bénéfices et les services mentionnés dans la question (et d'autres encore), une fois que le système aura atteint un stade de maturité et que l'on sera pleinement assuré de l'exactitude de ses résultats et de ses déductions.
Et Allah sait mieux.
Recherche FatwasVous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix
Le plus lu aujourd’hui