Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Cette question fait l’objet d’une divergence entre les savants. L’avis retenu dans nos fatwas est l’interdiction d’investir dans les sociétés qui ont recours à l’intérêt usuraire (ribâ), même lorsque sa proportion est faible. C’est également la position adoptée par le Conseil de jurisprudence islamique.
Certains savants autorisent toutefois l’achat d’actions de sociétés dites « mixtes », lorsque l’activité principale de la société est licite, à condition que les opérations fondées sur l’intérêt restent limitées par rapport à la valeur de marché totale de la société, de sorte que la part licite demeure prépondérante. Ils divergent ensuite quant aux seuils permettant de définir ce qui est considéré comme faible ou important.
Les normes de conformité religieuse publiées par l’Organisation de comptabilité et d’audit des institutions financières islamiques (AAOIFI), dans la norme n° 21 relative aux valeurs mobilières (actions et obligations), retiennent notamment les critères suivants :
• Le montant total des emprunts contractés à intérêt ne doit pas atteindre 30 % de la valeur de marché totale des actions de la société.
• Le montant total des fonds placés à intérêt ne doit pas atteindre 30 % de la valeur de marché totale.
• Les revenus provenant d’éléments illicites ne doivent pas dépasser 5 % du revenu total de la société.
Cette norme précise également qu’il est obligatoire de se débarrasser de la part des revenus illicites attribuable à l’action lorsque ceux-ci se trouvent mêlés aux bénéfices distribués par la société.
Par conséquent, l’évaluation effectuée par les sites mentionnés dans la question repose sur une base juridique reconnue. Il n’y a donc pas de mal, pour celui qui suit l’avis autorisant l’investissement dans les sociétés mixtes sous certaines conditions, à s’appuyer sur ces sites.
Voir également les fatwas n° 66665 et n° 523708 .
Et Allah sait mieux.